07-55 ROCHERY (indemnité de Saint-Domingue)
Trois indemnités de Saint-Domingue avaient été liquidées au profit de Mrs Jean-Baptiste
MÉNARD, Théodore MÉNARD et RENAUD, anciens colons de Saint-Domingue, décédés en 1803 et
1804. En août 1849 une dame ROCHERY se présenta comme seule héritière des frères MÉNARD et
RENAUD et perçut, en cette qualité les dividendes et usufruits de ces 3 indemnités. Quatre
ans après, les dames DANJOY et MARIN se présentèrent elles aussi comme uniques héritières.
Informées de l'indemnisation de la dame ROCHERY, elles en demandèrent la restitution et
obtinrent satisfaction. La prescription trentenaire, invoquée par la dame ROCHERY, ne
devait pas courir à compter du décès de MÉNARD et RENAUD frères mais à partir de la loi de
1826 sur l'indemnisation des colons de Saint-Domingue, cf. p. 2, 8 (page 8 de la deuxième
partie) du recueil : Dalloz aîné.- Jurisprudence Générale. Recueil périodique et critique
de jurisprudence, de législation et de doctrine, 1856.- Paris : Au Bureau de la
Jurisprudence Générale, s.d..- 472-304-72-156 p.- 512 col.- 8 p.
Et nous, qui aurions-nous désigné comme héritière(s) : la dame ROCHERY ou les dames DANJOY
ET MARIN ?
07-56 FRESSINET (St-Domingue, 19e)
Je reçois d'un correspondant anglais une information (avec documents à l'appui) que je vous livre afin, peut-être, d'en savoir davantage:
Un certain capitaine Louis Fressinet fut pris sur "La Sophie" par un bateau de guerre britannique, "Le Cumberland" en 1803 (National Archives-Londres)
Il semblerait que ce même capitaine Fressinet se trouvait dans la partie espagnole de St Domingue en 1812 juste avant l'abandon définitif de l'île par la France. Si ce fait est exact, il ne peut s'agir de Philibert Fressinet, objet de la question 05-18, alors en Italie.
07-57 COURDEMANCHE (Guadeloupe, 18e)
Je cherche des informations sur Jeanne Cornelia COURDEMANCHE de BOISNORMAND épouse de Louis LE MERCIER de MAISONCELLE avant 1708 (date de naissance de leur fils Guillaume Isaac, dont je ne possède pas l'acte).
07-58 PINSEL-LAMPECINADO (Marie-Galante, 19e)
J'ai toujours été curieux de savoir pourquoi j'avais ce nom composé si peu commun et de consonances si différentes.
Mes recherches m'ont donc conduit à Marie-Galante où mes ascendants paternels étaient esclaves.
Mon arrière-grand-père, Alcindor LAMPECINADO, est né à Saint Louis de Marie Galante, de parents inconnus, d'après son acte de mariage de 1850. Il est décédé le 09/08/1872 à Saint Louis sous le nom de PINSEL-LAMPECINADO. L'acte dit qu'il était fils de Julie PINSEL, décédée à Grand-Bourg.
Comment résoudre ce qui pour moi est une énigme ?
07-59 DULORMNE (La Désirade)
Quelles informations auriez-vous sur la famille de ce nom à la Désirade ?
07-60 SERINE (Saint-Domingue, 17e)
Je fais une étude historique sur une famille rochelaise de capitaines au long cours sur trois générations.
Le plus ancien, Jean Estienne LAFONTAINE, est né en 1725 à La Rochelle. Son père, Estienne Lafontaine, est né à Barbeziaux en 1690 et sa mère, Anne SERINE, à Léogane (Saint-Domingue).
Connaissez-vous la date de naissance et les parents de cette dernière ? Sans doute étaient-ils partis pour les Iles comme beaucoup de Rochelais à cette époque.
07-61 DUBOURG, prêtre déporté
Il faudrait en avoir le cœur net, DUBOURG, prêtre déporté, ci-après, n'était-il autre que l'évêque de Louisiane ?
Donc, le sieur DUBOURG, prêtre déporté, avait deux sœurs, Anne, épouse du sieur LEVERGEOIS, et Jeanne, ex-religieuse. Le prêtre DUBOURG, rentré en possession de ses biens, les vendit au sieur et à la dame SAJEAN mais Anne fit opposition, cf. pp. 157-60 (arrêt Vve Levergeois c. mariés Sajean) du Journal du Palais présentant la jurisprudence de la cour de cassation et des cours royales … Nouvelle édition … par M. Bourgois,… Tome XII (Du 1er janvier au 31 décembre an 1811).- Paris : Journal du Palais ; Guiraudet et Gallay, 1825.- 1075 p.
07-62 Jacques HUGUES, neveu de Victor ?
Une des nombreuses fiches manuscrites de G. Debien contient les renseignements suivants :
Jacques HUGUES, neveu (sans autre précision), né à La Graud (Htes Alpes), probablement la Grave,
Passé en 1779 à Saint-Domingue; fonde la Maison "HUGUES et PAYARS" au Cap. A Marseille (1788-1791); retourne au Cap. A Philadelphie (1793-an V); rentré en France. Notes du cdt David.
On trouve bien un Jacques embarqué à Marseille le 29/06/1791 (GHC p. 3100).
Tout renseignement complémentaire serait bienvenu.
07-63 CÉSAIRE (Martinique, 1833)
Sur le pourvoi de Jean-Baptiste CÉSAIRE, la Cour de cassation annula un arrêt pris contre lui par la Cour d'Assises de Saint-Pierre le 21 décembre 1833, cf. p. 364 n° 302 de : Bulletin des arrêts de la Cour de cassation rendus en matière criminelle. Tome XXXIX. 1834.- Paris : Impr. Royale, 1835.- 573 p.
A-t-on fait la généalogie d'Aimé CÉSAIRE au point d'affirmer ou d'infirmer une parenté avec Jean-Baptiste CÉSAIRE ?
07-64 DUPUY (Landes, Martinique, Gorée, Bordeaux, 18e)
Je cherche des précisions et en particulier l'acte de naissance de Bernard DUPUY, né à Saint-Pierre de la Martinique, fils d'autre Bernard, originaire de Amou en Chalosse (Landes) et de Marie FOURCADE.
Il épousa à Gorée la signare Anne PÉPIN avec qui il se livra à la contrebande de gomme arabique et la vente de vin, étant le commis et associé de Bernard Lafitte, grossiste en vin de Bordeaux. Chassé de Gorée à la prise de l'île par les Anglais en 1779 il semble s'être remarié à Bordeaux en 1786 avec la fille d'un gouverneur de Guyane.
07-65 LE CONSTRE dit DUNKERQUE (Martinique, 17e-18e)
Serait-il possible de connaître les ascendances paternelle et maternelle de " demoiselle DONQUERQUE ", qui était l'épouse d'Antoine VARIN, lieutenant de milice, et la mère de leur fils Charles Alexis VARIN ? Ce dernier se maria en secondes noces à Sainte-Lucie en mai 1754.
Marianne appartiendrait à la famille LE CONSTRE (alias LE COUSTRE) dit DUNKERQUE, descendant de Jacques Le Constre dit Dunkerque.
On trouve des renseignements sur cette famille dans plusieurs livres ou bulletins :
- La société d'habitation à la Martinique (J. Petitjean Roget, 1980)
- Personnes et familles à la Martinique au XVIIe siècle (J. Petitjean Roget et E. Bruneau-Latouche, 1983 et 2000)
- Passagers au départ de Nantes pour les Antilles (J.-M. Loré, 1988)
- GHC p. 5232
mais il n'y a aucune mention de Marianne.
07-66 DERVAIN (Martinique, 1902)
Je cherche toute information sur Mathurin DERVAIN, mort lors de l'éruption de la Montagne Pelée en 1902.
C'est le fils de mon arrière-grand-père paternel René DERVAIN (o 25/04/1822 Plouguenast, + 24/09/1884 L'Hermitage-Lorge, Côtes d'Armor, 22) et d'Isabelle TULOU. J'ignore la date de décès de cette dernière et de naissance de Mathurin mais c'est avant 1853, son père René s'étant remarié avec Marguerite PEDRON le 18/12/1853 à L'Hermitage-Lorge.
C'est dans un acte d'inventaire du 09/05/1885 qu'il est fait mention de ce Mathurin qui, par lettre du 24/02/1885 réclame sa part d'héritage après la mort de son père. Il est alors dit " garçon [= célibataire] majeur, demeurant à Fonds Saint Denis en Martinique où il est professeur. "
07-67 Navire de Saint-Domingue au Havre (ca 1819)
En 1819, l'administration des douanes, créancière du sieur DUBUC fils, négociant au Havre, avait fait saisir la cargaison d'un navire lui appartenant en provenance de Saint-Domingue.
Le courtier LEPICQUIER s'apprêtait à procéder à la vente quand les commissaires-priseurs DESBOUILLONS et BARBEDETTE firent opposition. Ils estimaient que cette vente était de leur ressort. Cf. p. 129 du Journal du Palais présentant la jurisprudence de la Cour de cassation et des cours royales…Tome 1er de 1824 (Anc. Coll. 68). Paris : Journal du Palais, 1824. 609 p.
Nul doute qu'en identifiant le navire nous écririons une petite page du commerce maritime d'Haïti.
07-68 SMESTER (Guadeloupe, 19e)
Nous souhaiterions en savoir plus sur nos ascendants guadeloupéens.
Voici des informations sur la génération des grands-parents, les quatre membres de la fratrie SMESTER.
Les deux aînés sont restés aux Caraïbes :
- Paul a été pharmacien à Port-au-Prince. D'après son courrier, de 1870 à 1896, il résidait à Santiago, en République Dominicaine. De lui nous avons deux photos, l'une où il aurait une trentaine d'années, l'autre sur son lit de mort, venant de son fils José.
- Valérie, restée célibataire, est décédée à la Guadeloupe deux à trois ans après la mort de sa mère, vers 1908. D'elle nous avons deux photos, l'une jeune de 1871, une autre vers quarante ans et des lettres de 1900 à 1906.
Les deux derniers sont venus jeunes en métropole, y ont fondé une famille et y sont restés :
- Jean-Baptiste Aristide (1846-1938), médecin, a épousé une fille de notable rouennais, Marie Dautresme (1858-1931). J'ai rédigé sur lui une notice biographique de quelques pages (il raconte d'ailleurs comment il avait eu l'occasion de rencontrer Alexandre Dumas).- Cornélie (1851-1936) a épousé un officier de la marine marchande. Sa fille unique, Aline Bernard (1873-1974), a épousé le frère de Marie, David Dautresme (1860-1934), carrière de préfet.
Le père de ces quatre frères et sœurs, Joseph Toussaint, signe ses lettres " Gustave Smester ". Né vers 1814, négociant en coton, il est décédé le 28/09/1867, à 53 ans à Port-au-Prince (Haïti). Nous avons de lui seize lettres de 1866-67 et le faire-part de décès.
Il avait épousé Rose Marie, qui serait née à la Guadeloupe vers 1822. Décédée à Pointe à Pitre le 01/09/1906, à 84 ans (acte de décès reçu du service de la rue Oudinot), âge cohérent avec l'acte de naissance de son fils Jean-Baptiste (elle avait alors 24 ans). Elle serait quarteronne. Nous avons d'elle une photo. L'acte de décès mentionne " fille de demoiselle Malette " mais pas le nom du père. Comment retrouver son acte de naissance, ainsi que l'acte de décès de sa mère ?
Le père de Gustave SMESTER serait venu de Bordeaux, aurait été capitaine de gendarmerie à Pointe-à-Pitre et s'y serait marié. Comment retrouver son acte de mariage et celui de son décès, ainsi que celui de son épouse ?
07-69 BÉON (Gers ?, St-Domingue, 18e)
En consultant les archives de l'amirauté à Bordeaux j'ai pu voir qu'un certain Hostein (parfois écrit Austin) BÉON, chirurgien et originaire du Gers (Auch et Mirande) s'est installé au XVIIIe siècle à la Grande Rivière, dépendant du Cap Français. J'ai retrouvé trace, grâce à Internet, d'une caféterie Béon qui existait encore en 1830 à Grande Rivière. Je pense donc qu'il a fait souche là-bas. J'ai trouvé aussi trace d'une Rose Béon plus tard (début XIXe) qui est venue à Bordeaux, s'est mariée à un Bordelais, Maxime CHANTAL, puis est repartie pour Le Cap.
Cet Hostein (de) Béon était, je suppose, le frère de mon ancêtre direct qui est lui resté dans le Gers. Il a fait plusieurs fois la traversée de l'Atlantique, il est revenu puis reparti là bas.
Il s'est embarqué à Bordeaux pour Saint-Domingue trois fois :
le 13 01 1761 (25 ans, d'Auch)
le 30 03 1768 (33 ans, de Mirande)
le 05 07 1773 (37 ans, de Monlezun)
C'est probablement lui qui est né au lieu dit Santulet à Monlezun dans le Gers (32) le 15 août 1736 et baptisé le 18 sous le prénom d'Austind, fils de Georges et Anne LABAT. Quand il était en France, il résidait à Mirande (32) ou Auch (32) semble-t-il. Sa famille était à Mirande et Monlezun.
Toute information sur ses descendants m'intéresse mais surtout la confirmation de ses ascendants : cela m'aidera peut être à remonter plus loin dans le temps.
07-70 BULLOCK gouverneur des Antilles anglaises
Une sépulture vient d'être trouvée dans le cimetière de Cellettes (41, Loir-et-Cher) : Joseph Bulcock, Gouverneur des Antilles anglaises, 1771-1832.
Connaissez-vous une biographie de cette personne ?
Merci d'avance
07-71 CROCQUET de BELLIGNY (Martinique, Nouvelle-Zélande, 19e)
Historien et professeur d'université en Nouvelle-Zélande, je cherche à identifier un personnage qui serait originaire de la Martinique et qui a joué un rôle assez important dans l'histoire de la Nouvelle-Zélande au XIXe siècle.
Pierre Joseph Sainte Croix CROCQUET de BELLIGNY, neveu du baron ALLEYE de CIPREY né à la Guadeloupe, est né en 1810 à Saint Pierre de la Martinique (certains documents disent la Dominique). Il était accompagné en Nouvelle-Zélande par un cousin, Eugène de Belligny, qui a fini par s'établir au Venezuela. A sa mort, en 1877, un frère aîné (prénom inconnu) vivait toujours à la Martinique.
Par le ministère des Affaires étrangères, j'ai pas mal d'informations sur sa vie professionnelle, mais rien sur ses origines et sa famille.
Il a fait des études de médecine et, pendant son séjour en Nouvelle-Zélande, il a travaillé pour le Muséum d'Histoire naturelle à Paris, auquel il a envoyé une énorme quantité de plantes, oiseaux, etc.
Il était maire et magistrat d'Akaroa, Nouvelle-Zélande (1840-1845) avant d'être consul de France à Zanzibar, Manille (Philippines) puis Charleston (Etats-Unis).
Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 10/08/1854.
Il est mort à Lausanne (Suisse) le 12/06/1877, à l'âge de 67 ans : j'ai son acte de décès et ses testaments (qui ne donnent pas ses parents) ; selon ces documents il était célibataire et pourtant, quand il était consul à Zanzibar, il était accompagné de sa femme née MICHUT et quand il était à Paris en 1849 il demeurait chez sa belle-mère, Madame Michut.
Il a dû donc se marier pendant qu'il était en France (1845-49) et probablement à Paris.
Une autre piste possible : lors d¹une adjudication en 1837 au Journal Officiel de la Martinique on trouve les noms de :
- Paul Crocquet de Belligny de Montreuil, demeurant à Marseille.
- Dame Sophie Angélique Crocquet de Belligny, épouse de Monsieur Etienne Henry
- Marie Joseph Isabeau de Villiers, demeurant à Versailles.
- M. Nicolas-Louis Crocquet de Belligny, propriétaire demeurant à Bordeaux.
- M. Marie-Nicolas Crocquet de Belligny, Chevalier de Saint-Louis demeurant à Trévoux, département de l¹Ain.
Or, notre homme parle dans une lettre du 24 novembre 1848 d'aller voir sa famille à Bordeaux.
Je serais très reconnaissant à qui pourrait me renseigner sur ses parents et sa famille.
Révision 28/10/2007