QUESTIONS du n° 229 octobre 2009

RAPPEL
Quand vous posez une question
- Donnez le maximum d'informations
- Utilisez les sigles généalogiques
- Faites une présentation claire
et surtout
citez avec précision les sources consultées

09-72 DU GOURLAY et BERTHELOT (Saint-Domingue, 18e-19e)
Auguste du GOURLAY (fils d'Amaury et Anne Elisabeth BERTHELOT) (o ca 1800), marié en 1835 avec Pauline LE MINTIER de LA MOTTE-BASSE (o ca 1810) figure-t-il dans l’Etat de l’indemnité de Saint-Domingue ?
Dans des papiers de famille que je n'ai plus sous les yeux, il me semble avoir lu un échange de courrier concernant une demande d'indemnisation (Saint-Domingue) par madame veuve Amaury du Gourlay.
Jean Jacques Jérôme Cyprien BERTHELOT DU GAGE et Marie Madeleine Victoire Emilie BERTHELOT épouse CABOS, sont connus comme colons de 1789 (Cf. site d'Oliver Gliech).

09-73 Sections et habitations du Moule
Existe-t-il une liste des anciennes habitations concernant Le Moule?
Les grands-parents de mon ami sont nés, l'un, sur l'Habitation DUBEC, section des Étangs, l'autre Habitation GONDRECOURT, section de Clugny. Son père est né sur l'Habitation BELLEMARE, section de la Baie Nord-Ouest.
Est-il possible de savoir si ce sont d'anciennes sections qui n'existent plus aujourd'hui ou des habitations au sens propre du terme ? Je n'ai rien trouvé dans les différents moteurs de recherches avec les noms des habitations ni des sections ; même sur les cartes, je ne les trouve pas.
Ses grands-parents y sont dit cultivateurs mais de quoi ?
Ces recherches concernent les patronymes SAMBIN, FULBERT, GOSNAVE et ABELLOT.
Merci d'avance

09-74 CLUNET et LANNAY ou LAUNAY (Antilles, USA, 18e-19e)
Je cherche à retracer l'itinéraire d'un cousin de mon aïeul, 8e et dernier enfant de Claude CLUNET et Marie TERMES, né le 29/08/1770 à Le Touvet en Dauphiné (Isère, 38), seule date que nous avions. Il s'appelle Jean-Baptiste CLUNET.
Il perd jeune ses parents : en 1782, sa mère (il a 12 ans) et en 1783, son père.
Des cousins américains recherchant leur origine française m’ont contactée. Ils ont toute l'histoire de la branche américaine, mais ne savaient pas d'où ils venaient ni de qui ils descendaient. Grâce à eux j'apprends que Jean-Baptiste est parti pour les « West Indies » on ne sait à quel moment. Un récit de son voyage en bateau - qui fera naufrage - est relaté dans l'histoire familiale américaine : expulsé des Iles (Saint Domingue ?) pendant l'insurrection du pays peut-être ? révoltes des esclaves noirs en 1791, 1793 ou 1804 ?
Une autre famille française, huguenote, celle de Pierre LANNAY (ou LAUNAY ?), né en 1767, sa femme Victoria Louise, née en 1770, et leur fille Aimée, née vers 1795 à Bolbec en Normandie (Seine Maritime, 76) part pour la même raison sur un autre bateau. Les deux bateaux fuyaient vers les États Unis quand celui de Jean-Baptiste CLUNET fit naufrage, le laissant seul survivant. On le trouva à la dérive sur un morceau de gréement et il fut recueilli par le navire de la famille LANNAY.
On sait que le bateau de Pierre LANNAY et Jean-Baptiste CLUNET est arrivé à Philadelphie en 1809, venant de Saint Thomas (Îles Vierges américaines). Peut-être avaient-ils tenté un infructueux retour vers Saint-Domingue ou une autre île ?
Aimée et Jean-Baptiste se sont mariés le 28/02/1810 à Baltimore (Maryland), avec autorisation du clerc du comté de Baltimore, à l'église protestante - episcopal church - ; il avait 40 ans et elle 16 ans.
Leur fils aîné, Victor, naît le 1er janvier 1811 à Baltimore. C'est lui, le petit-neveu qui correspondit entre 1836-37 et 1843 avec mon aïeul Aristide CLUNET, lequel avait une bonne situation à Grenoble. Plusieurs lettres trouvées chez nos cousins, contenant des recommandations à des personnes haut placées à New York, nous parvinrent pour rejoindre d'autres que j'avais.
Jean-Baptiste et sa femme sont morts de la fièvre jaune en 1819 ; il avait à 49 ans.
L'histoire raconte encore que Jean-Baptiste avait eu à 31 ans, en 1801, un fils, dont ignore le nom de la mère. Ce fils, Pierre, né à Baltimore, soldat de la Marine U. S., sergent instructeur à Philadelphie, fut assassiné en ce lieu en décembre 1825 par un autre soldat. Il avait lui-même un fils, Augustus DUFFY CLUNET, mort en 1890, qui a passé sa vie à Philadelphie.
Est-il possible de retracer plus précisément le périple de ces personnes en fonction des faits historiques dans les Iles, de retrouver les noms des bateaux, des ports ? dans la série F/5b ? dans l’Indemnité de Saint Domingue ?

09-75 de RUSSY (St-Domingue, USA, 18e-19e)
Thomas de RUSSY (1762-1821), époux de Marguerite Marie Madeleine Emilie BAISSIÈRE (ca 1765-1843, fille d'Antoine et Marie-Hélène Moreau), est l’auteur de la famille de ce nom aux US.
Négociant malouin, établi au Cap-Français, il servit dans la marine américaine pendant la guerre d'Indépendance, émigra à New York en 1793 et vécut de traductions depuis.
Début 1818, le Congrès américain accorde pensions et terres à certains vétérans de la guerre d’Indépendance et à leur famille. En a-t-il été bénéficiaire ?
De même, ses ayants droit ont-ils bénéficié de l'indemnisation des colons de Saint-Domingue ?
Plusieurs enfants à charge :
René Edouard (1792-1865), commandant de l’Académie militaire de West Point (NY), officier de l’armée fédérale (USA)
Louis Gustave (1795-1864), représentant puis sénateur de l’état de Louisiane ; colonel, puis général de l’armée confédérée (CSA)
René Amédée (1797-1870), 1823-1826 : secrétaire du consulat de France à New York; pas plus de précisions
Jean-Baptiste (1802-1867), 1862 : maire provisoire de Baton Rouge (LA) ; 1864 : commandant dans l’armée confédérée (CSA)
3 autres enfants décédés en 1790, 1796 et 1808.
? autre Thomas
frère entre autres de:
René Pierre (1750-1811)
Pierre Charles (o 1756 + /1811)
x Marie Servanne LE BRETON (1759-1811)
d’où Jacques (ca 1783) et Marie Emilie (1790-1825);
Marie Ange (garçon) (1757)
? René Benoît (1763)
? Gilles (1765)

09-76 BOUTAULT de RUSSY (St-Domingue, 18e-19e)
(parfois confondu avec la famille de RUSSY)
François BOUTAULT de RUSSY (fils de Michel et de Marie-Anne Bagnol), marié au Petit Goave en 1787 avec Marie Anne GERDE (fille de Jean et de Marie Catherine Lafargue et veuve de Joseph Sénac de Montault) figure-t-il dans l’Etat de l’indemnité de Saint-Domingue ?

09-77 Léon BENET (Martinique, 19e)
Léon BENET, alias L. BENETT, illustrateur de Jules Verne en particulier, fut vérificateur de l’enregistrement à la Martinique. Cf. Le Domaine. Revue littéraire, artistique et théâtrale, 5e année, n° 49, 15 novembre 1926. On a peine à croire qu’à la Martinique il ait oublié ses crayons ou se soit limité à l’illustration du Château des Carpathes. Cherchons donc sa production de la Martinique. Léon BENET était né en 1839 à Orange, en 1870 il commanda une compagnie de corps francs dans l’Eure-et-Loir. Il devint conservateur des hypothèques. + à Toulon le 7 décembre 1916 (pp. 481-6 du Domaine ci-dessus).

09-78 MEYER et DOLDENEEL alias DUPLESSIS (Guadeloupe, Louisiane, 1803)
Qui sont Charles Samuel Meyer et Henri Guillaume Doldeneel alias Duplessis ?
Voici ce que je sais :
Le 24/01/1803, devant Me Lanaspèze notaire à Basse-Terre (Guadeloupe), sont établis les règles et statuts d’une société entre J.B.J. PAILLETTE [qui m’est connu], Charles Samuel MEYER et Henri Guillaume DOLDENEEL alias DUPLESSIS [les minutes de ce notaire n’existent pas pour cette période aux AD de la Guadeloupe].
Le 31/03/1803, devant Narcisse Broutin, notaire à La Nouvelle Orléans, J.B.J. Paillette donne pouvoir à Charles Samuel Meyer pour vendre le tiers légué par sa mère (Suzanne Pétronille LEROY) dans une propriété située « à proximité des Anglais » (il s’agit du « détour des Anglais », lieu connu à 40 km en dessous de la Nouvelle Orléans, sur le Mississipi) ; son père Pierre George Paillette et « Henri Arnaud Joseph Doldenneel alias Duplessis » sont partie prenante ; Doldenneel dit Duplessis est présent et signe.
Le 09/04/1803, J.B.J.Paillette est l’un des 104 habitants de La Nouvelle Orléans, signataires d’une adresse de bienvenue au « Citoyen Préfet » Laussat ; il signe « Paillette Duplessis ».
Le 16/06/1803 J.B.J. Paillette fait enregistrer à La Nouvelle-Orléans par le notaire Narcisse Broutin un acte par lequel lui-même, représentant son père, et Samuel Charles Meyer achètent à Barthélemy Duverger, habitant la Nouvelle Orléans, toute la part que celui-ci possède sur cette habitation « proche des Anglais ».
Le 18/06/1803 à La Nouvelle Orléans, on retrouve de nouveau sa signature « Paillette-Duplessis » sur un acte notarié .
Cette société avait 2 bateaux, Le Jeune Anacharsis et La Précieuse, qui ont été perdus sans que nous sachions s’ils ont été pris ou ont fait naufrage.
C’est pourquoi, le 05/08/1803, devant Narcisse Broutin, notaire à La Nouvelle Orléans, les 3 associés dissolvent la Société. Cette société « Paillette et Duplessis » a donc été de courte durée.
Le 16 janvier 1804, à l’audience du tribunal civil à La Nouvelle-Orléans, J.B.J. Paillette, défendeur, est autorisé « à vendre les biens de la société de Paillette & Cie pour payer les dettes réclamées contre la société, en donnant caution qu’il employera le produit de la vente à cet objet ».
Tous renseignements ou pistes de recherche permettant d’identifier ces deux personnages me seraient précieux.

09-79 MOREAU de SAINT LUDGÈRE et LE BLANC (Jamaïque, 19e)
Quelle piste pouvez-vous me donner pour poursuivre la recherche d’ascendance de Louis MOREAU (de SAINT LUDGÈRE ?) et de sa femme Marie Joséphine LE BLANC, tous deux décédés en 1815 à Kingston, lors d'une révolte ?
Leur fils, Louis Léo Barnabé MOREAU de SAINT LUDGÈRE, est décédé à Mayenne (Mayenne, 53), le 20 août 1870 ; d’après la déclaration de son gendre Jules BEAUFILS, 34 ans, commis principal des contributions indirectes, qui y est domicilié, il est écrit : « Louis MOREAU de SAINT LUDJERE (sic, Ludgère rayé et ainsi corrigé), médecin de la Maison impériale, chevalier de la Légion d’honneur, 59 ans, né à Kingston, île de la Jamaïque, colonie anglaise, domicilié à Saint Denis (Seine), veuf de dame Zoé Louise LE ROY, fils de feus M. Louis Moreau de Saint Ludjère et dame Marie Joséphine LE BLANC. »
Guillaume de Tournemire (pierfit) sur Geneanet ajoute qu’il a reçu son diplôme de médecin en 1837 qu’il fut médecin de la Maison Impériale de la Légion d'Honneur à Saint-Denis et qu’il était maire de La Chapelle la Reine (77) ; il a épousé le 29/10/1840 Zoé Louise LEROY, née le 30/12/1815 à Fougères (Ille et Vilaine, 35), décédée en 1869, à 54 ans.
Apparemment le nom de branche « de Saint Ludgère » apparaît avec Louis Léo Barnabé. Faut-il y voir la trace d’une émigration québécoise vers la Jamaïque? En effet c’est au Canada seulement qu’on trouve une ville du nom de Saint-Ludger.


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Révision 16/10/2009